delpnh

22 octobre 2007

pas d’bras, pas d’chocolat,… pas d’sabot, pas d’cheval !

Classé dans : équisphère — delpnh @ 9:00

Une lapalissade ! Que dis-je, un adage plein de vérités ! Pour en approfondir une, on se paye le luxe d’aller carrément à la source, que j’ai choisie allemande évidemment, pendant 3 jours, dans le lieu même où mes études supérieures ont commencé : Tübingen. Et cette source n’est autre que Mme Hiltrud Strasser en personne (vétérinaire équin, spécialisé dans le sabot depuis plusieurs dixaines d’années) qui dispense le cours pour propriétaires de chevaux sur le parage anatomique du sabot. A l’allemande, on procède dans l’ordre, un langage qui me parle bien.

  • Le premier jour est consacré à l’anatomie générale du cheval sous l’angle du sabot. <- Bilan -> La taille de cet organe est inversement proportionnelle à son rôle dans le fonctionnement global de l’organisme. -> Il est encore très méconnu de la communauté scientifique, car, entre autres, la littérature à son sujet est rare ou extrèmement difficile à dénicher.
  • Le deuxième est consacré à l’anatomie et la physiologie du sabot. Un tout petit bout de la journée traite des conséquences du ferrage. <- Bilan -> Cet organe est d’une richesse et d’une complexité rares, d’une efficacité et d’une adaptabilité redoutables.
  • Le troisième consacre les fonctions du sabot et nos efforts de concentration par le parage d’un sabot qui sort du frigo. Les participants découvrent, au moment de la découpe de leur ouvrage, leur mauvaise santé : sur 10 sabots, seul un est à peu près potable. Le mien, visiblement, est particulièrement en mauvais état : le bout de la troisième phalange est bouffée aux mites, la ligne blanche trop épaisse, les tissus complètement comprimés, la fourchette qui ressemble à un couteau, j’en passe et des meilleures. <- Bilan -> Mme Strasser a salué le bon travail effectué sur ce pauvre sabot. Un bien joli score pour une première fois!

Et chacun repartit chez soi avec son précieux ouvrage et la ferme intention de le conserver, pièce unique de ce premier contact avec cette matière toute nouvelle, un peu plus claire désormais : la mécanique et la physique du sabot, ses fonctions dans l’organisme par rapport au parage, un geste technique très phyisque, aussi complexe que l’organe auquel il s’applique. Plus claires du coup, les interventions des soigneurs. Plus claire, enfin, cette impression vague qui traînassait dans un coin de caboche depuis des années : le fer est insalubre, pas un mal nécessaire, comme quoi le bon sens ne fait pas le poids face aux carcans de la société.

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