delpnh

19 septembre 2007

erratum - algo, quand tu nous tiens, tu tiens tout le reste

Classé dans : algosphère — delpnh @ 11:55

rien à voir avec la maladie
Finalement, cela ne gêne que les collègues dans un rayon de quelques mètres.

c’est plutôt la boîte qui est malade
L’entreprise souffre, effectivement, selon des sources récentes : plus de sur-grand-chef efficace, alors les grands chefs se disputent le pouvoir (lequel? mystère!). Pendant ce temps, les résultats commerciaux sont désastreux, on ne peut pas tout faire en même temps : se battre, gagner des sous, gagner des sous, se battre… Du coup, ça licencie sous le manteau (mais pas à tour de bras, ce serait trop voyant!). Mon incident est tombé à pic pour me faire gagner un ticket gratuit dans une charette de départ, le cas échéant!

10 juillet 2007

algo, quand tu nous tiens, tu tiens tout le reste!

Classé dans : algosphère — delpnh @ 7:55

la douleur au travail? mais, ça n’existe pas! et pourquoi pas?
C’est impossible, je confirme, inconcevable, je dirais même plus, incompatible. De surcroît, cela figure en toutes lettres dans mon super ouvrage qui traite des meilleures façons d’apprendre à gérer sa maladie de douleur chronique soi-même : l’expression des symptômes de la douleur sous sa forme chronique est source de désagréments notoires dans le quotidien des collègues. Je l’apprends de façon très très très, mais alors très très très rétroactive. Pourquoi a-t-on refusé de me dire clairement que je leur pourrissais la vie? Pourquoi a-t-on refusé de me dire comment je leur pourrissais la vie? Pourquoi a-t-on refusé de me dire de qui il s’agissait? Le travail avait donc choisi l’option de rester prostré dans son mutisme, de prendre sur lui, en attendant que ça passe. Mais à la fin, il n’en peut plus et doit absolument me faire comprendre qu’il est là et qu’il souffre terriblement. Plus que moi-même d’ailleurs, si j’en crois l’ardeur avec laquelle il s’est attelé à la tâche de vouloir me faire peur avec un simulâcre de lancement de procédure de licenciement. L’occasion inespérée, un incident, que j’ai provoqué bien malgré moi par l’ignorance d’informations cruciales qui ne m’ont pas été transmises, se présente enfin. Le travail peut relâcher toute cette pression accumulée et me faire payer en toute légalité la maladie et le mi-temps, en dressant sur papier entête, signé de la main de la plus haute instance des ressources humaines, le portrait d’un collaborateur occupant un poste pour lequel il est à mille lieues, sinon plus, d’avoir le niveau … curieux tout de même que les services ad hoc n’aient pas eu vent de mon incompétence. 6 ans dans l’entreprise à ce seul et même poste, 6 ans que j’arrive à cacher ma nullité : trop forte, la gonzesse, ou bien?

résultat des courses
Intellectuellement, c’est la sérennité totale.
Physiquement, c’est un mois de retard dans la convalescence.
Pas facile à gérer ces saletés neurologiques…

14 mai 2007

algo, si tu nous tiens, c’est qu’il y a autre chose!

Classé dans : algosphère — delpnh @ 9:07

“le problème n’est pas le problème”

Expression fort à propos, bien connue de la nouvelle vague, en herbe ou chevronnée, des pratiquants de l’éthologie équine. Autant profiter de ce qu’il me reste de travail à temps partiel pour raisons thérapeutiques pour extirper le problème du problème. Et le fait est. Le brouillard se lève enfin sur une dizaine d’années d’assignation à résidence (plus récemment sur les conséquences de mon accident). Pas question de dépression, ni de surmenage ou tout autre hypothèse psycho-somato-machin-pichpo, rabaissante dans la bouche de gens bien portants. Heureusement que j’ai gentillement ignoré de creuser ces hypothèses du pet au casque, et que j’ai choisi de faire confiance à mes sensations! Comme quoi le psy, c’est comme les antibiotiques, c’est pas automatique!

le syndrôme de fatigue chronique, SFC pour les intimes

Après un rendez-vous au service de médecine interne de l’hôpital Saint-Antoine de Paris, où une suspiscion de SFC titille fortement le praticien qui me reçoit, j’attends le moment opportun pour mettre la machine en route. Car on est jamais aussi bien servi que par soi-même!!!! En cherchant un ouvrage qui traite de la façon de gérer soi-même les douleurs de monseigneur du G’nou, je tombe en arrêt sur un ouvrage qui traite de la façon de gérer soi-même son syndrôme de fatigue chronique. 20 euros, allez hop, on verra bien. Les premières pages sont une révélation, et le rouge me monte aux joues : un livre rien que sur moi… Ne nous emballons pas. Il faut d’abord terminer proprement cette histoire de genou, qu’au passage je défie quiconque de gérer aussi sereinement que moi sur une si longue période. Et c’est loin d’être fini! Aujourd’hui, le corps médical est très motivé pour l’ablation rapide du matériel et une rééducation du feu de dieu. A moi de la planifier en fonction non plus de monseigneur du G’nou, qui continue son petit bonhomme de chemin envers et contre tout, mais de monseigneur de SFC, afin de le déranger le moins possible pendant la sieste. Au moins, quand il dort, je peux faire des trucs!

17 février 2007

algo, quand tu nous tiens, tu ne nous lâches pas!

Classé dans : algosphère — delpnh @ 9:25

du nouveau pas trop nouveau

Après bien des péripéties pour consulter les professionnels, me voilà face à un professeur et son aéropage début février, en slop, avec mon sac à radios et compte rendu. Après 5 minutes de conversation et observation, le verdict : “je ne peux rien pour vous tant que vous souffrez comme ça, je considère que vous êtes en crise. Mais c’est normal, vous n’avez fait que 2 semestres de la maladie, vous en avez pour 4 ou 5. Je vous oriente vers le centre anti-douleurs de l’établissement.”

ça bouge un peu

Après bien d’autres péripéties, me voilà face à une neurologue à l’heure du déjeuner bien tassée. Après 1/2 heure de conversation et oscultation, le verdict : c’est une algo neuro, et plus une algo tout court, à cause de lésions nerveuses, mais je continue mon traitement anti-douleurs en augmentant les doses, tout simplement. Le résutlat ne se fait pas attendre, quelques heures après avoir augmenté les doses, les douleurs commencent à devenir plus discrètes, me permettant ainsi de faire des nuits progressivement de plus en plus complètes. Ca fait du bien de bien faire dodo!

7 décembre 2006

algo, quand tu nous tiens, on va quand même au salon du cheval de paris!

Classé dans : algosphère — delpnh @ 9:24

visite limitée, mais visite quand même

Armée de ma fidèle canne, visite de l’étage équipement du salon du cheval uniquement, aux heures creuses de surcroît, pour le confort et la sécurité de mon seigneur du G’nou. Au hasard des allées, une bien jolie boutique, Chevallia, vend de la décoration d’intérieur, qui sort de l’ordinaire cucul-la-praline : la mise en scène de sujets d’artistes équins en vogue sur des objets de tous les jours en font des produits très originaux.
Sinon, au programme de la visite, quelques dépenses ciblées, l’essai de la fameuse selle sans arçon Barefoot (pas facile avec une rotule peu coopérative de se hisser sur le porte-selle!) sur le stand de Cheval au Naturel Magazine, enfin arrêt au stand de Cavaliers du Monde pour un peu de parlotte en bonne compagnie.

20 octobre 2006

algo, quand tu nous tiens, on lit!

Classé dans : algosphère — delpnh @ 1:24

Au royaume de l’immobilisme, l’algo est reine! Pas un pouce de progrès depuis des mois! Le premier arrêt de travail en mi-temps thérapeutique arrive à expiration, une prolongation est nécessaire. Un jour sur deux, après une bonne journée de travail, on lit! On se plonge dans la découverte de la littérature policière d’outre-rhin, Sabine Kornbichler, Charlotte Link, Andreas Franz. Pour ce que j’ai pu en lire jusqu’à présent, Hercule Poirot ou Sherlock Holmes n’ont qu’à bien se tenir!

lectures

Charlotte Link est traduite en français, son roman “le sceau du secret” jouit d’une très bonne critique chez nous. Je recommande d’ailleurs, un psycho-drame complètement dingue! J’ai été un peu déçue de trouver le meurtrier peu après le milieu de l’histoire, mais en revanche regarder comment les autres protagonistes prennent petit à petit conscience de l’identité du meurtrier m’a bien maintenu en haleine jusqu’à la dernière ligne!

12 octobre 2006

algo, quand tu nous tiens!

Classé dans : algosphère — delpnh @ 7:49

l’histoire

1er novembre 2005, l’accident bête, une fracture du plateau tibial avec enfoncement de la tête de l’os. L’opération est inévitable, il faut redonner à cette tête figure humaine. A l’aide de plaques et de vis, le menuisier fait du “super boulot”, selon un de ses confrères.
Puis arrive le pack complet des suites post-opératoires pour ce type de pathologie : phlébite, algodystrophie (ou algoneurodystrophie), adhérences.
La phlébite, avec ses règles strictes de positionnement de la jambe : le plus possible à l’horizontal! Trois mois de traitement pour trois semaines de phlébite, avec les piqûres matin et soir.
La flexion du genou, impossible à rétablir. Alors, quatre mois après l’opération, le menuisier décide de réintervenir, en rabotant, coupant, broyant et éliminant les morceaux de peau, qui avaient poussé dans le genou et qui l’empêchaient de plier.
L’algodystrophie, est là, visible à la radio depuis fin décembre, mais n’a pas été prise en charge pendant la période d’incubation, la période où le seul et unique traimement aurait pu être efficace - la maladie a besoin de deux mois pour s’installer. Le tendem chirurgien - staff de la clinique de rééducation fonctionnelle (ça en fait du monde!) passe complètement à côté, par ignorance ou négligence.
Après un an, c’est un kiné souvent découragé qui attend patiemment que le genou de sa patiente daigne la faire moins souffrir, pour s’attaquer au plus important, l’amyotrophie du quadriceps (ou la fonte du muscle de la cuisse), rendue permanente par la maladie.

la maladie

C’est une maladie spécifique aux articulations (même les rikikies!), qui se développe à la suite d’un traumatisme (même rikiki lui aussi!) ou d’un choc opératoire, mais qui peut être enraillée par l’organisme assez rapidement, ce qui fait que sa présence peut passer inaperçue. C’est certainement une des raisons pour laquelle certains médecins ne la prennent pas en compte dans leur liste d’effets post-opératoires ou post-traumatiques indésirables.
Sans pour autant en faire une règle générale, il a été fréquemment observé que la maladie était difficilement enraillée par des organismes avec un profil psychologique anxieux et un peu angoissé. Mais à la décharge de celui-ci, elle est aussi l’expression du rejet que l’organisme fait du matériel installé dans l’os opéré. Bref, ses conditions d’apparition/disparition sont plutôt floues, même les spécialistes en perdent leur latin ou plutôt leur grec : algo (douleur) - dystrophie (dépérissement)!
Elle se caractérise par une déminéralisation des os constituant l’articulation, des douleurs diverses très intenses dans toute l’articulation, et des points chauds sur la peau dus à l’inflammation. Il peut également survenir des modifications de la couleur de la peau. Dans le cas de mon genou, c’est la rotule qui génère des douleurs insupportables, lorsque le muscle de la cuisse se contracte et agit sur la rotule.
C’est une maladie de longue haleine, qui peut durer de quelques mois à plusieurs années. Certains forums relatent les témoignages de personnes qui ont du accepter un reclassement professionnel, ou carrément qui ont été licenciées. En soi, ce n’est pas une maladie grave, les douleurs sont disproportionnellement intenses par rapport au mal réel, mais elle est tellement handicapante et longue, que certains employeurs voient leur activité en danger à moyen terme et se sentent obligés de recruter, donc de licencier. Inutile de dire alors que le moral en pend un sacré coup, et qu’il arrive que certains patients aient recours au soutien psychologique pour tenir la distance!
Un mot du traitement maintenant, un vrai bonheur. A l’unanimité parmi les spécialistes, c’est la calcytonine de saumon qui a le plus de chances de succès. Injecté en piqûres, le traitement dure un mois et les effets secondaires du mode d’emploi font frémir: nausées, vomissements, bouffées de chaleur, grosse fatigue, goût de métal dans la bouche, et j’en oublie. Lors de la première piqûre, j’ai eu tout ce qu’il y avait inscrit sur le mode d’emploi, et je suis très très très inquiète. La décision est alors prise de partir poursuivre le traitement dans ma famille, où j’ai tout le loisir d’être malade tous les jours pendant un mois, affranchie de la nécessité de faire les courses, le ménage, ou de sortir. Bilan du traitement : aucune amélioration, ce qui n’est pas étonnant, vu la date à laquelle la maladie est prise en charge, à savoir quatre mois après la fin de la période d’incubation. La kiné ne fait pas l’unanimité parmi les médecins que j’ai pu rencontrer, mais je continue quand même, car ça m’aide à entretenir dans la limite des douleurs la musculation et la souplesse.

un témoignage

Ces lignes compactes n’ont pas la prétention d’être parfaitement représentatives de la vérité, elles ont juste pour but de livrer le témoignage de quelqu’un qui n’a pas eu l’avantage de connaître cette maladie auparavant, qui n’a pas pu réagir et activer les sonnettes d’alarme auprès du corps médical pendant cette fameuse période d’incubation, pour que le traitement ait eu une chance d’être efficace. Je pourrais peut-être marcher aujourd’hui. Dans l’état actuel des choses, je pense que je vais remettre ça à dans un an.